Interview vidéo de Rémi Vimard d’Analog Collector : le top 3 des vinyles qu’il vous faut

Cet été, Le Nouvel Observateur fait le tour d’horizon des vinyles indispensables dans votre discothèque. Aujourd’hui, la musique classique.

Libre de droits d’auteur, les œuvres classiques ont inondé les spots de publicité, les films ou encore les sonneries de portable. A tel point que l’on perd le nom des compositeurs. Pour remédier à cette fatalité, Rémi Vimard, fondateur de la boutique Analog Collector plonge dans les origines de ces symphonies en sélectionnant pour « le Nouvel Observateur », trois vinyles indispensables.

Du concerto de Rachmaninoff, qui a inspiré le célèbre « Life on Mars » de David Bowie, à Tchaïkovski remis au goût du jour avec le film « Le Concert » de Radu Mihaileanu en passant par Bach, ces œuvres prennent une dimension particulière selon le chef d’orchestre ou le musicien.


Musique classique : le top 3 des vinyles qu'il… par LeNouvelObservateur

La musique classique ne supporte ni les rayures, ni le moindre défaut. Une gageure pour le microsillon, une obligation pour l’audiophile Rémi Vimard. « Je connais un collectionneur japonais qui achète chaque vinyle en double exemplaire et garde une réplique en état neuf. C’était le cœur de sa collection. » En effet, un vinyle de classique ne peut pas avoir de crachotements. Une attention pointilleuse qui est la marque de fabrique d’Analog Collector où l’on découvre même un nettoyeur de vinyles (à retrouver à la fin de la vidéo).

Chaque vinyle classique possède des richesses ignorées et stupéfiantes. La chaleur du son, sa présence dans une pièce, l’holographie charnelle, presque sensuelle, que l’on découvre autour de chaque instrument, font sa spécificité. « Le mp3 et le disque compact ne pourront jamais retranscrire l’ensemble des émotions ressentie avec un 33 ou 45 tours d’époque, souligne, Rémi Vimard. C’est un objet fascinant, autant pour sa pochette que pour le son analogique. La dématérialisation numérique ne fait qu’amplifier l’ignorance et la confusion du public face à ces œuvres universelles. »

Un article de Julien Bouisset publié par Le Nouvel Observateur

Un blog qui parle d’Analog

Quand un Australien passionné de hi-fi vintage débarque dans le Marais et tombe sur Analog Collector, ça donne ça : une belle rencontre et un article sympathique (en anglais), qui compare la boutique à la caverne d’Ali Baba. Thanks guy !

Pour aller lire l’article, c’est ici.

On parle d’Analog dans la presse

Un article paru dans Classica, en juin 2008.

À la chasse aux vinyles

classica_couvLe vinyle connaît-il une renaissance ? Pour limité qu’il soit, le marché du disque ancien connaît une relative expansion. Des fabricants mettent actuellement sur le marché des rééditions, voire de nouveaux pressages de « disques noirs », tandis que la sortie de cellules phono et de platines contribue à redynamiser un marché que d’aucuns avaient un peu vite enterré.

Certains avouent leur préférence pour la sonorité plus moelleuse ou plus raffinée des microsillons. Mais le facteur nostalgique joue aussi, ainsi que la passion du collectionneur à la poursuite de l’objet idéal, beau et introuvable. Il est vrai que les ouvertures stylisées des années 1950 et 1960 possèdent une magie qui semble aujourd’hui à jamais perdue. Enfin, il reste des trésors accessibles uniquement en « noir ».

Ces « moutons à cinq pattes » ont leur chasseur, sympathique et érudit : Rémi Vimard, qui tient la boutique Analog Collector. Il ne vend que des microsillons parce qu’il aime la musique et les arts : en témoigne son exposition sur les superbes pochettes réalisées par Cassandre dans les années 1950-1960. Il ratisse large : classique, mais aussi jass et pop/rock, ancien ou occasion aussi bien que neuf. Des objets de qualité en tout cas : l’occasion étant vérifiée, on ne risque pas de mauvaise surprise, qu’il s’agisse d’un enregistrement courant à 3 € ou d’une pièce rare. Quant au neuf, les marques ici privilégiées proposent d’authentiques « pressages de tradition » (les fameux pressages 180 grammes) à partir de la bande analogique (au contraire de certains pressages de grande surface qui ne font donc rien d’autre que du « CD en vinyle »).

Ces remakes sont plus vrais que nature, comme les rééditions de la firme allemande Speakers Corner, avec leur pochette Decca ou Mercury « Living Stereo » d’origine en fac-simile. Le sommet absolu est l’édition limitée par testament (également publiée en CD) de la mythique Tétralogie de Keilberth enregistrée en stéréo à Bayreuth en 1955 et restée dans les cartons de Decca, représentative de la somptueuse prise de son de cette firme dans les années 1950. Un morceau de choix pour wagnérien confirmé, et un placement rentable pour spéculateur audacieux.

Michel Fleury